Un corps nu évolue face à l’assistance, un microphone dans la bouche. La voix est électroniquement traitée par un dispositif qui peut être partiellement modulé en temps réel par la voix elle-même. Satoko Fujimoto contrôle l’incontrôlable, mixe et donne vie au dispositif bruissant. Dans son travail d’action, Eric Cordier se base sur un état de conscience modifié qu’il a construit et qu’il appelle à sa guise.

 

Les membres de Ruderal 

Eric Cordier

action/body-art, voix, traitements

Satoko Fujimoto

intervention électronique : real time sampling & mixage


Satoko Fujimoto est fondatrice de l’association kokeko, dédiée aux musiques hors normes et hors frontières depuis 2003. Elle fonde également le label Prele, sortant une dizaine d’albums. Elle a pratiqué le piano et est chanteuse lyrique.

Lors de 2 performances, Satoko Fujimoto a été remplacée par Wilfried Wendling aux traitements à l’ordinateur, dans le cadre d’une série de ses spectacles.

Performances

2010

  • 4 & 7 avril 2010 — Arkheion/Maison de la poésie (75) avec Wilfried Wendling traitements électroniques (ordinateur)

 

2008

  • 13 avril 2008 — DOM cultural center Moscou (Ru)
  • 12 avril 2008 — St Pertersbourg (Ru)
  • 11 avril 2008 — blackbox of Estonian Art Museum Tallin (Est)

 

2005

  • 18 novembre 2005 — NFA Noize from Anatomy Festival, Les Voûtes, Paris,
  • 10 novembre 2005 — Phonochrome#3, Centre chorégraphique national, Tours
  • 4 juin 2005 — L’ateliers, Evreux + Tetuzi Akiyama
  • 15 avril 2005 — Festival Art et Terrorisme, Marseille + Joachim Montessuis
  • 12 février 2005 — Les Voûtes, Paris + Maja Ratkje, Joachim Montessuis

 

2004

  • 26 novembre 2004 — Café Indépendant + Eric Lanzilotta + Aube

 

2001

  • 1er octobre 2001 — New Morning, Paris, w/ Julien Blaine…

 

Videos






 

Presse

Chronique web dans “EtherREAL”

Ruderal Project est un duo formé par Eric Cordier et Satoko Fujimoto. Contrairement à ce que l’on pensait à la lecture de l’affiche, et en sachant que cette soirée se passait aux Voûtes, Satoko Fujimoto n’est pas une danseuse de buto, par contre la performance d’Eric Cordier s’en rapprochait. Elle, à la table de mixage, lui, devant la scène, commence par se déshabiller et passe deux micros sur son corps, provoquant des sonorités/bruits variés en fonction de l’endroit où se promènent ses micros entre doux souffle de sa respiration, et sonorités plus abruptes en passant sur sa barbe naissante. Mais cela ne dure guère, il se contorsionne, se roule par terre et vient prendre dans sa bouche deux petits micros qu’il ne quittera plus pendant tout le reste du concert. Il produit toutes sortes de bruits qui viennent se mêler à une bande son électronique, Satoko fait parfois quelques ajustement, c’est globalement assez violent, ses bruits nous font penser à des bruits de monstres plus convaincants que n’importe quel film d’horreur. Il faut dire que visuellement cette prestation était assez impressionnante, Eric Cordier semblant être dans un état second, voire même habité par un monstre, un esprit maléfique, nous faisant penser au film Ring lorsqu’il avait ses longs cheveux devant le visage.

Une performance d’une grosse vingtaine de minutes qui ne laissa personne indifférent, et surtout pas les personnes des premiers rangs qui évitaient soigneusement de rentrer dans le jeu de l’artiste.

NB : Cette chronique soulève un point intéressant, en évoquant le Buto, induit certainement par l’origine japonaise de Satoko. Rudéral n’a pourtant aucun rapport avec cette danse traditionnelle japonaise.

Ce type de performance est issu de l’Action, pratique artistique mettant en jeu le corps qui était enseignée en France par André Almuro et Michel Journiac, les figures internationales de cette pratique étant Joseph Beuys, Rudolph Swartzkögler, Gina Pane, Hermann Nitsch, Gordon Matta-Clark…

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